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More Than Just Numbers Revisited: Progress on Women in Engineering Since 1992

Canada | 2025

This report, More Than Just Numbers Revisited, reviews the progress made in advancing women's participation in engineering over the past 30 years. Written in collaboration with the Ontario Society of Professional Engineers with the support of the Future Skills Centre, it builds on the foundation of the .

In 1992, CCWE identified systemic barriers to women's participation in engineering, such as under-representation, gender stereotyping, lack of role models and workplace challenges, including the “chilly climate” for women in engineering. Despite initiatives like , aimed at achieving 30% representation of women among newly licensed engineers by 2030, progress has been slow, and the pipeline remains leaky. As this report shows, as of 2022:

  • Women comprised only 25.2% of undergraduate engineering enrolments.
  • Only 15% of engineering professionals were women.
  • Gendered education and work environments and biases remain prevalent, from K-12 education through to professional practice, contributing to women’s under-representation and career stagnation

Findings

  1. Educational barriers: Gender stereotypes discourage girls from pursuing science, technology, engineering and mathematics (STEM), especially math and physics. Although there has been growth in women’s enrolment in fields like biosystems and environmental engineering, disciplines like mechanical and electrical engineering remain men-dominated.
  2. Workplace challenges: Negative workplace cultures, gender bias in promotions and the disproportionate burden of unpaid care work hinder women's advancement. Women describe engineering workplaces as “old boys’ clubs” with toxic cultures.
  3. Representation gaps: Women hold only 19.5% of engineering faculty positions, with fewer in senior roles. Role models and mentors are scarce, perpetuating a lack of visible career pathways for aspiring women engineers.
  4. Pay and advancement: Women engineers face persistent wage gaps, earning $19,700 less on average than men in 2021. Leadership opportunities remain limited, with women holding only 18% of engineering management roles.

Recommendations

The report advocates a systems-level approach to foster equity and inclusion at societal, organizational and individual levels.

Societal-level actions

  • Strengthen government policies to incentivize diversity through procurement requirements.
  • Shift cultural perceptions through public campaigns that highlight engineering’s social impact and challenge gender norms.
    Support work-life balance with child care initiatives and parental leave reforms.
  • Hold regulators accountable for achieving diversity targets like those of the 30 by 30 initiative.

Organizational-level actions

  • Employers should integrate equity, diversity and inclusion (EDI) strategies across governance, recruitment and workplace culture.
  • Universities must foster inclusive environments through targeted recruitment, scholarships and mentorship programs. For example, some institutions have achieved women’s enrolment rates as high as 40%.
  • Metrics and accountability frameworks are essential for tracking progress on EDI goals.

Individual-level actions

  • Train educators and managers to address unconscious biases and implement inclusive practices.
  • Expand mentorship and sponsorship opportunities for women engineers, especially early in their careers.
  • Encourage women’s participation in STEM through outreach programs, hands-on learning experiences and visible role models.

Conclusion

Addressing the gender gap in engineering requires coordinated efforts at all levels. While progress has been made, the report emphasizes the need for systemic change to create equitable pathways for women in engineering education and careers. By prioritizing such change, the profession can unlock innovation, improve organizational performance and ensure a more representative workforce that meets the needs of a diverse society.

Elles font une différence revisitées : Progrès des femmes en ingénierie depuis 1992

Ce rapport, intitulé Elles font une différence revisitées, passe en revue les progrès réalisés pour accroître la participation des femmes dans le domaine de l’ingénierie au cours des 30 dernières années. Rédigé en collaboration avec l’Ontario Society of Professional Engineers et avec le soutien du Centre des Compétences futures, il s’appuie sur les fondements du rapport de 1992 du Comité canadien des femmes en ingénierie (CCFI).

En 1992, le CCFI a identifié des obstacles systémiques à la participation des femmes en ingénierie, notamment la sous-représentation, les stéréotypes liés au genre, le manque de modèles de rôle et les défis sur le lieu de travail, y compris le « climat hostile » pour les femmes en ingénierie. Malgré des initiatives telles que celle du programme « » d’Ingénieurs Canada, qui vise à atteindre une représentation de 30 % de femmes parmi les personnes nouvellement diplômées en ingénierie d’ici 2030, les progrès ont été lents et le vivier reste relativement limité. Comme le montre ce rapport, depuis 2022 :

  • Les femmes ne reprĂ©sentent que 25,2 % des inscriptions en ingĂ©nierie.
  • Seuls 15 % des professionnels en ingĂ©nierie sont des femmes.
  • Les environnements et les prĂ©jugĂ©s liĂ©s Ă  l’éducation et au travail basĂ©s sur le genre restent prĂ©valents, depuis la maternelle Ă  la 12e annĂ©e et jusqu’à la pratique professionnelle, contribuant ainsi Ă  la sous-reprĂ©sentation des femmes et Ă  la stagnation de leurs carrières.

Constatations

  1. Obstacles Ă  l’éducation : Les stĂ©rĂ©otypes liĂ©s au genre dĂ©couragent les filles de s’orienter vers les sciences, la technologie, l’ingĂ©nierie et les mathĂ©matiques (STIM), plus particulièrement vers les mathĂ©matiques et la physique. En dĂ©pit de l’augmentation des inscriptions de femmes dans des domaines tels que l’ingĂ©nierie des biosystèmes et de l’environnement, les disciplines telles que l’ingĂ©nierie mĂ©canique et Ă©lectrique restent dominĂ©es par les hommes.
  2. DĂ©fis sur le lieu de travail : Les cultures nĂ©gatives sur le lieu de travail, les prĂ©jugĂ©s liĂ©s au genre sur le plan des promotions et le fardeau disproportionnĂ© du travail de soins non rĂ©munĂ©rĂ© entravent l’avancement des femmes. Les femmes dĂ©crivent les lieux de travail des ingĂ©nieurs comme des « clubs de vieux garçons Â» dotĂ©s de cultures toxiques.
  3. Lacunes dans la reprĂ©sentation : Les femmes n’occupent que 19,5 % des postes dans les facultĂ©s d’ingĂ©nierie et elles sont moins nombreuses Ă  occuper des postes de direction. Les modèles de rĂ´le et les mentors sont rares, perpĂ©tuant ainsi le manque de perspectives de carrière visibles pour les femmes aspirant Ă  devenir ingĂ©nieures.
  4. RĂ©munĂ©ration et avancement : Les ingĂ©nieures sont confrontĂ©es Ă  des disparitĂ©s salariales persistantes, gagnant en moyenne 19 700 dollars de moins que les hommes en 2021. Les possibilitĂ©s de leadership restent limitĂ©es, puisque seuls 18 % des postes de direction dans le domaine de l’ingĂ©nierie sont occupĂ©s par des femmes.

Recommandations

Le rapport préconise une approche systémique pour favoriser l’équité et l’inclusion aux niveaux sociétal, organisationnel et individuel.

Actions au niveau sociétal

  • Renforcer les politiques gouvernementales afin d’encourager la diversitĂ© par le biais d’exigences liĂ©es Ă  l’approvisionnement.
  • Modifier les perceptions culturelles grâce Ă  des campagnes publiques qui mettent en Ă©vidence l’impact social de l’ingĂ©nierie et remettent en question les normes liĂ©es au genre.
  • Favoriser l’équilibre entre vie professionnelle et vie privĂ©e au moyen d’initiatives visant la garde d’enfants et de rĂ©formes portant sur les congĂ©s parentaux.
  • Veiller Ă  responsabiliser les rĂ©gulateurs en vue de la rĂ©alisation des objectifs de diversitĂ© tels que ceux de l’initiative « 30 en 30 ».

Actions au niveau organisationnel

  • IntĂ©grer des stratĂ©gies d’équitĂ©, de diversitĂ© et d’inclusion (EDI) dans la gouvernance, le recrutement et la culture du lieu de travail, par les employeurs.
  • Favoriser des environnements inclusifs par le biais d’un recrutement ciblĂ©, de bourses d’études et de programmes de mentorat, dans les universitĂ©s. Ă€ titre d’exemple, certains Ă©tablissements ont atteint des taux d’inscription des de femmes allant jusqu’à 40 %.
  • Suivre les progrès accomplis dans la rĂ©alisation des objectifs de l’EDI est essentiel pour disposer de mesures et de cadres de responsabilisation.

Actions au niveau individuel

  • Former les Ă©ducatrices et Ă©ducateurs ainsi que les gestionnaires Ă  lutter contre les prĂ©jugĂ©s inconscients et Ă  mettre en Ĺ“uvre des pratiques inclusives.
  • Élargir les possibilitĂ©s de mentorat et de parrainage pour les ingĂ©nieures, en particulier au dĂ©but de leur carrière.
  • Encourager la participation des femmes aux STIM par le biais de programmes de sensibilisation, d’expĂ©riences d’apprentissage pratiques et de modèles de rĂ´le visibles.

Conclusion

Remédier à l’écart entre les hommes et les femmes dans le domaine de l’ingénierie nécessite des efforts coordonnés à différents niveaux. Bien que des progrès aient été accomplis, le rapport souligne la nécessité d’un changement systémique pour créer des parcours équitables pour les femmes qui suivent une formation en ingénierie et qui font carrière dans ce domaine. En donnant la priorité à ce changement, la profession peut débloquer l’innovation, améliorer le rendement organisationnel et garantir une main-d’œuvre plus représentative qui répond aux besoins d’une société diversifiée.

A report cover featuring three diverse colleagues examining a mechanical device.
Une couverture de rapport présentant trois collègues différents examinant un dispositif mécanique.